Jalan Kayu is an area at the north east side of Singapore (map here). The organised visit was split in three: Buangkok village, the temple complex and the black and white houses around Seletar airfield. But first, a bit of history: Jalan Kayu are two malay words. Jalan means walk / street and Kayu means wood. This area was originally like the rest of Singapore, i.e. a swampy wooden area. It was gradually deforested to make place to nutmeg or other trees plantation. Nowadays, it is just like the rest of Singapore, maybe a bit more countryside-y.
Jalan Kayu est un quartier situé au nord-est de Singapour (carte ici). La visite organisée était divisée en trois : le village de Buangkok, le complexe de temples et les maisons noires et blanches autour de l’aérodrome de Seletar. Mais d’abord, un peu d’histoire : Jalan Kayu sont deux mots malais qui signifient marcher/rue (Jalan) et bois (Kayu). Cette zone était à l’origine comme le reste de Singapour, c’est-à-dire une zone boisée et marécageuse. Elle a été progressivement déboisée pour laisser place aux plantation de muscadiers ou d’autres arbres. De nos jours, c’est comme le reste de Singapour, peut-être un peu plus campagnard.
Kampong Lorong Buangkok is the last village of Singapore. In 1956, a Chinese man, Mr Sng, decided to buy a piece of land for cultivating crop. Unfortunately, the land was not very fertile and there were already a few families living there. So he decided not to farm the land, but to rent it for families to live there. By the 1960s, there were 40 families. The rent was super cheap and attracted mostly the people working in the psychiatric hospital nearby (those with menial jobs like cleaners). The specificity of this village is that it is compose half of Chinese and half of Malay. Even during the racial uprising of the late 60s, the village stayed united. Nowadays, the daughter of Mr Sng still owns the land and lives there. In the 2000s, she was offered S$33 million for the land by a private developer and she refused. Since then the Singaporean government has been gnawing at the land to build HDBs nearby. How it works? You rent a piece of land and you build your house helped by your neighbours. Everyone contributes to the common areas, the mosque, etc. There’s electricity, running water, sewage and even the post!
Kampong Lorong Buangkok est le dernier village de Singapour. En 1956, un Chinois, M. Sng, a décidé d’acheter un terrain pour faire de la culture. Malheureusement, la terre n’était pas très fertile et quelques familles y vivaient déjà. Il a donc décidé de ne pas cultiver la terre, mais de la louer pour que des familles puissent y vivre. Dans les années 1960, il y avait 40 familles. Le loyer était très bon marché et attirait principalement les personnes travaillant dans l’hôpital psychiatrique voisin (ceux qui avaient des emplois subalternes comme les femmes de ménage). La spécificité de ce village est qu’il est composé pour moitié de Chinois et pour moitié de Malais. Même pendant le soulèvement racial de la fin des années 60, le village est resté uni. Aujourd’hui, la fille de M. Sng est toujours propriétaire du terrain et y vit. Dans les années 2000, un promoteur privé lui a proposé 33 millions de dollars singapouriens pour le terrain, mais elle a refusé. Depuis, le gouvernement singapourien grignotte le terrain pour construire des HDB à proximité. Comment ça fonctionne? Vous louez un terrain et vous construisez votre maison aidé par vos voisins. Tout le monde contribue aux espaces communs, à la mosquée, etc. Il y a l’électricité, l’eau courante, les égouts et même la poste ! Et tout ça pour une bouchée de pain !
















After a little break to eat roti prata, we visited the Jalan Kayu joint temple. Four temples were relocated there. Details from this website.
Après une petite pause pour manger des roti prata, nous avons visité le complexe de temples de Jalan Kayu. Quatre temples y ont été déplacés. Détails de ce site Web.
The first temple that we saw was Ubin Thai Buddhist Temple.
Le premier temple que nous avons vu était le temple bouddhiste Ubin Thai.




The second one is called Bao Gong Temple. It is a Chinese Taoist temple and has a hell museum in the basement showing the 10 levels of hell.
Le second s’appelle le temple Bao Gong. C’est un temple taoïste chinois et possède un musée de l’enfer au sous-sol montrant les 10 niveaux de l’enfer.















The third one is Leong Nam Temple. It is dedicated to Jiu Huang Da Er Ye, the second of the Taoist Nine Emperors. It was quite grand.
Le troisième était le temple de Leong Nam. Il est dédié à Jiu Huang Da Er Ye, le deuxième des neuf empereurs taoïstes. C’était assez grandiose.



The fourth and last and the biggest, wealthiest one is called Chong Yee Temple. It is a Taoist temple.
Le quatrième et dernier, le plus grand et le plus riche, s’appelle le temple Chong Yee. C’est un temple taoïste.








To finish off the visit, we went to what is left of the British barracks alongside Seletar airfield. The British selected this area for a military airfield and built barracks for the officers. Gradually, the airfield was transformed to be a commercial airport as well. In the 2000s, the government decided to develop the area for aerospace industries. As a consequence, they expropriated all the people living in the old barracks in readiness for redevelopment. Unfortunately, the SARS crisis of 2003 put a stop to this and it’s only in recent years that the area is being slowly developed for aerospace industries. Alas! All these historic houses that have been left empty during 5 or 10 years are now in very bad condition. I didn’t take any pictures because, they were not nice. It’s a shame, really to let go of this heritage. But that’s life!
Pour terminer la visite, nous nous sommes rendus dans ce qui reste de la caserne britannique à côté de l’aérodrome de Seletar. Les Britanniques avaient choisi cette zone pour en faire un aérodrome militaire et y ont construit des casernes pour les officiers. Peu à peu, l’aérodrome s’est transformé pour devenir également un aéroport commercial. Dans les années 2000, le gouvernement a décidé de développer la zone pour les industries aérospatiales. En conséquence, ils ont exproprié toutes les personnes vivant dans l’ancienne caserne en vue d’un réaménagement. Malheureusement, la crise du SRAS de 2003 a mis un stop à ce projet et ce n’est que ces dernières années que la région s’est lentement redéveloppée pour les industries aérospatiales. Hélas! Toutes ces maisons historiques laissées vides pendant 5 ou 10 ans sont désormais dans un très mauvais état. Je n’ai pas pris de photos parce qu’elles n’étaient pas belles. C’est vraiment dommage de laisser s’abimer cet héritage. Mais c’est ainsi !